Origines des l'institut polytechnique de Grenoble
 
   Tout commence au coeur de l'hiver 1892, lorsqu'un jeune maître de conférences, Paul JANET, inaugure à Grenoble, le premier cours public d'électricité industrielle. Cet enseignement rencontre un tel succès que quelques mois plus tard, sur l'insistance de plusieurs notables et industriels locaux, la faculté des sciences décide de lui donner un caractère permanent en créant l'Institut d'électrotechnique.
D'abord dirigé par Joseph PIONCHON, l'Institut se développe sous l'influence de Louis BARBILLION, qui rêve d'établir à Grenoble une véritable université technique du sud-est, en ajoutant à l'électrotechnique de nouvelles spécialités.


 
Paul Janet
 

Joseph Pionchon
 

Louis Barbillion
Créée en 1907 par l'union des fabricants de papier de France, l'école de papeterie est annexée à l'Institut, qui dès lors, devient "polytechnique".
Dans les années 20, on enseigne à l'Institut, en plus de l'électricité, de l'électrochimie et l'électrométallurgie, l'hydraulique, la physique industrielle, la mécanique pratique, ou encore, la résistance des matériaux...
Créée en 1907 par l'Union des fabricants de papiers et cartons, l'Ecole Française de Papeterie (EFP) est annexée à l'Institut électrotechnique. A la même période, l'hydraulique et la mécanique, puis l'électrochimie et l'électrométallurgie, commencent à se développer. Dès lors, cet ensemble qui comprend des formations complètes d'ingénieurs, des années de spécialisation, des laboratoires et divers enseignements de sciences appliquées prend le nom d'Institut Polytechnique de Grenoble.
Dans les années vingt, les besoins industriels se précisent et les programmes de formation s'enrichissent, entraînant la fondation de l'Institut d'Electrochimie et d'Electrométallurgie (IEE), puis de l'Ecole d'Ingénieur Hydrauliciens (EIH).
A partir de 1928, René Gosse remplace L.Barbillion à la tête de l'IPG. Ses qualités de gestionnaire et son important réseau relationnel lui permettent de poursuivre le développement scientifique de Grenoble. Malgré la crise des années trente, il parvient à terminer les vastes travaux d'aménagement de l'Institut, ouvrant ainsi à l'établissement de nouvelles possibilités d'expansion.
Sous son impulsion, puis celle de Félix ESCLANGON et plus tard, de Louis NEEL, de nouvelles sections sont fondées tour à tour, en radioélectricité, en génie atomique, en informatique et mathématiques appliquées. En 1947, l'Institut est classé "école supérieure d'ingénieur", et rattaché à l'université de Grenoble.


 Amphithéâtre et salle de TP dans les années 50
En décembre 1970, l'Institut Polytechnique obtient le statut d'université, et devient l'Institut National Polytechnique de Grenoble, fédération de six écoles d'ingénieurs :
l'EFPG, l'ENSEEG, l'ENSERG, l'ENSHMG, l'ENSIEG, et l'ENSIMAG.

Cette année-là, Louis NEEL, 1er président de l'INPG, reçoit le prix Nobel de physique.
  


 
Louis Neel

Au fil des évolutions technologiques, économiques et industrielles, d'autres écoles sont nées, toujours dans le souci de répondre aux besoins des entreprises. L'école de Physique, ENSPG, est créée en 1985. L'ouverture en 1990, de l'ENSGI, dédiée au Génie industriel, marque l'introduction des sciences sociales dans le cursus scientifique classique.

Depuis, de nouvelles formations ont vu le jour, fruit de collaborations universitaires transversales : une formation de haut niveau en Ingénierie multimédia, un Cycle Préparatoire Polytechnique, mais aussi, une 9e école, l'ESISAR, où l'on enseigne les systèmes dits "embarqués". Née d'un partenariat nouveau et unique en France, avec la CCI de Valence et de la Drôme, l'ESISAR, est la première école décentralisée de l'INP Grenoble.

A la rentrée 1999, l'INPG ouve un Département Télécommunication commun à l'ENSERG et l'ENSIMAG.
D'Octobre 1999 à Octobre 2000, l'Etablissement célèbre ses 100 années d'existence par une série de manifestations festives et de colloques, autour d'un projet intitulé "100 ans d'avenir".