Histoire de Sup aéro

 
Cet historique a tiré du site de SupAéro http://www.isae.fr/fr/l_institut/historique_supaero/1909_a_nos_jours.html.

1909 à nos jours

Le Colonel Roche crée l'École supérieure d'aéronautique et de constructions mécaniques. L'enseignement se fait en deux ans autour de cours théoriques (mécanique des fluides, thermodynamique, etc.) et appliqués (construction des cellules, des moteurs, des ballons) complétés par des travaux de laboratoire, des travaux pratiques, des visites d'usines et par un travail personnel des élèves dans le cadre d'un projet. Dès cette époque, les enseignements pratiques sont confiés aux meilleurs ingénieurs des spécialités concernées. Un atout de l'École encore d'actualité de nos jours.

En raison de la première guerre mondiale, l'École ferme ses portes.

1917

Entreprenant le vaste redressement de 1917, l'Etat-Major rappelle du front bon nombre d'industriels, d'ingénieurs et de techniciens. L'École réouvre ses portes le 17 novembre 1917. Le déroulement de la scolarité est réduit à cinq mois pour permettre de former en 1918 trois promotions d'une vingtaine d'élèves.

1920 à 1930

L'enseignement se diversifie. Deux sections sont créées en deuxième année :

1924 : l'École se voit confier par le gouvernement, la formation des ingénieurs de direction, nouveau corps spécialisé dans l'aéronautique constitué pour l'essentiel de polytechniciens ;
720 élèves sont diplômés pendant ces dix années.
21 mai 1930

L'École supérieure d'aéronautique et de constructions mécaniques devient l'École nationale supérieure de l'aéronautique.

Cette période est marquée par la restructuration de l'industrie aéronautique française. L'École, nouvellement nationalisée, se dote de locaux plus vastes, parmi les mieux équipés du monde, boulevard Victor dans le XVe arrondissement de Paris, à proximité immédiate du service technique et du futur ministère de l'Air.
le 28 juin 1930 : pose de la première pierre.
le 17 décembre 1932 : inauguration des nouveaux locaux.
le 26 mai 1937 : le Président Albert Lebrun remet la Légion d'Honneur à l'École et rend ainsi hommage aux anciens élèves morts au combat, en service aérien (notamment en cours d'essais) durant la première guerre mondiale.
1939

L'École ferme à nouveau ses locaux parisiens. Les archives, une partie de la bibliothèque, quelques machines et équipements de laboratoire sont emmenés à Toulouse pour y être stockés. La caserne Pérignon accueille l'École. Trois promotions sortiront de cette période toulousaine.

Les Allemands occupant la quasi-totalité de la France métropolitaine, et le repli de l'École sur Toulouse n'étant plus nécessaire, l'École s'installe à nouveau à Paris.

1945 - 1968

Cette période marque l'essor de l'industrie aéronautique en France. L'enseignement est progressivement articulé autour d'un tronc commun complété par des options de spécialisation. De nouveau cours sont même créés (hélicoptère en 1958, asservissement, guidage des engins, …).

1964 : la décentralisation de l'École vers Toulouse est décidée.
Elle devient effective en 1968, même si les élèves ayant commencé leur scolarité à Paris la terminent dans les locaux parisiens. On ne peut donc considérer l'École comme toulousaine qu'après la sortie de la promotion 1970.
1968 à 2007

Le transfert de SUPAERO à Toulouse s'inscrit dans une perspective plus vaste qui vise à renforcer la vocation aéronautique et spatiale de Toulouse. Dès le départ, le transfert de l'École s'accompagne de la création d'un centre de recherche attenant : le CERT (Centre d'Études et de Recherche de Toulouse). C'est la création d'un véritable campus au bord du canal du Midi.

Création de l'Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace regroupant les écoles SUPAERO et l'ENSICA.