Données statistiques (diplômes et formations)

 

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 Les tendances récentes

Regroupements et fusions (2004)

Après plusieurs années d’expansion du dispositif, la tendance est aux regroupements et à la fusion des écoles d’ingénieurs. A la rentrée 2004, 218 établissements étaient habilités à délivrer un titre d’ingénieur par la Commission des Titres, répartis comme suit selon leur mission principale (voir page 3) :

- formation initiale d’ingénieurs : 202 (dt INP)
- formation d’ingénieurs de spécialisation : 14
- formation promotionnelle : 2

Alors que la période 1985 - 1995 a été marquée par une forte expansion du dispositif (73 écoles créées), la tendance au cours des dix dernières années est aujourd’hui plutôt aux regroupements et à la fusion des formations d’ingénieurs notamment au sein des universités avec la création des écoles polytechniques universitaires.
De 1995 à 2005, seules 16 écoles ont été créées alors que 28 écoles fusionnaient au sein de 12 entités nouvelles ou existantes (ESP).

Quatre grandes familles d'écoles

Les filières développées au sein d'universités ou liées à elles

24,1% des diplômés

Tutelle administrative Education nationale

les filières liées à des structures de type universités technologiques (INSA, UT, INP)

22,9% des diplômés

Tutelle administrative Education nationale

Les écoles constituées en institutions autonomes de statut public

27,2% des diplômés

sous tutelle principalement  de ministères techniques (70%), de l'Education (30%)

Les écoles indépendantes de statut privé ou consulaire

25,8% des diplômés

 

Sur le poids relatif des filières scientifiques et d'ingénieur

On comptait (année 2005-2006)

  • 263 160 étudiants inscrits dans les filières scientifiques (dont 72 400 en sciences de la vie, 190 760 pour les autres spécialités)
  • 109 000 élèves dans les formations d'ingénieurs et 46 500 dans les classes préparatoires correspondantes,
  • 55 700 étudiants dans les IUT secondaires (informatique incluse),
  • 69 700 étudiants dans les STS secondaires

Poursuite de la progression des flux

Forte progression du flux d’ingénieurs diplômés, dont le nombre a quasiment doublé depuis le milieu des années 80

En 2003, toutes filières confondues, 29 675 diplômes d’ingénieurs ont été délivrés, ce chiffre comprenant :
- les diplômes délivrés en formation initiale : 27 242 (92% des diplômés)
- les diplômes de spécialisation : 894 (3%)
- les diplômes délivrés dans le cadre de la formation continue ou formation promotionnelle : 1 539 (5%).

En dix ans, de 1993 à 2003 le nombre de diplômes d’ingénieurs délivrés a augmenté de 46%, soit un rythme annuel moyen de croissance de près de 4%.
Le flux d’ingénieurs diplômés a quasiment doublé depuis le milieu des années 1980 (15 650 en 1986)

Cette progression n’a pas profité à la formation continue dont les flux ont diminué de - 20% en dix ans, passant de 1 929 (9% des diplômés ) à 1 539 ( 5% des diplômés).

Evolution modérée mais continue des formations par alternance

Hors formations promotionnelles (CESI, CNAM, DPE), et formations de spécialisation, 27 982 diplômes d’ingénieurs ont été délivrés en 2003, sanctionnant deux types de cursus :

- les cursus traditionnels : 25 846 diplômés (92%)
- les cursus par alternance : 2 136 diplômes (8%).

Créées au début des années 1990, les formations par alternance progressent lentement : elles représentaient 1,5% de l’ensemble des diplômés en 1993 avec 300 diplômés ; elles en représentent aujourd’hui 8% : les trois quarts de ces diplômés sont issus d’un cursus en formation initiale.

Poids croissant des écoles internes aux universités dans la production de diplômés

Selon la classification des formations d’ingénieurs adoptée par le CEFI par niveau principal de recrutement (bac, bac + 2) et modalités de recrutement, les écoles internes aux universités privilégiant le recrutement au niveau bac + 2 représentaient 15% des 25 846 diplômés issus des cursus traditionnels en 2003 (avec 3 865 diplômés) contre 10% en 1993 (avec 1 786 diplômes).

A quelques exceptions près, ces écoles organisent en commun leur recrutement dans le vivier des classes préparatoires par le biais du concours Archimède sur les banques e3a, PT, Agro (selon la spécialité). Elles recrutent également de manière significative parmi les diplômés universitaires et les DUT (recrutement majoritaire dans certains cas).

Parallèlement, 8 622 diplômés, soit un tiers des diplômés des cursus traditionnels, étaient issus d’une formation privilégiant le recrutement au niveau du baccalauréat.
Ce pourcentage est en progression continue : il était de 26% en 1986, et de 29% en 1993.

Attention ! Tous ces diplômés n’ont pas été recrutés au niveau du baccalauréat, ces formations étant accessibles par des voies parallèles aux bac + 2 (élèves de classes préparatoires, deug, dut...).

Le poids dans la production des diplômés des autres formations privilégiant le recrutement à bac + 2 parmi les élèves de classes préparatoires est en diminution : 51,5% des diplômés en 2003 contre 61% en 1993.

Une féminisation qui progresse lentement, mais de façon continue dans toutes les écoles

La féminisation des études d’ingénieurs progresse lentement mais de façon continue et cela, quelles que soient les écoles : le pourcentage de femmes dans les cursus traditionnels était de 24% en 2003 contre 20,4% il y a dix ans.

On observe cependant de fortes disparités selon les domaines de spécialité des formations.

  • 58% de femmes dans les écoles d’agronomie recrutant dans la filière BCPST des classes préparatoires ;
  • 44,6% dans les écoles d’agriculture recrutant au niveau du baccalauréat
  • 49% de femmes dans les écoles de chimie recrutant par le biais du concours commun polytechnique
  • 27% dans les INSA
  • entre 17 et 20% dans les écoles des concours Mines Ponts, Centrale-Supélec, concours communs polytechniques,
  • 8% à l’ENSAM et 6,5% dans les ENI
Données anciennes sur les effectifs (année 1999-2000)

Diplômes

cefi Origine scolaire des élèves préparant le diplôme d'ingénieur

Origine scolaire

 

Créations de formations d'ingénieurs habilitées

habilitations de la CTI
Années
formations classiques
NFI
Formation initiale
NFI
Formation continue
1991
19
14
22
1992
14
4
13
1993
9
1
5
1994
8
6
5
1995
2
7
2
1996
2
2
1
1997
2
2
0
Graphique des créations

s

Taux de réussite en DEUG scientifique

Deux ans après le début de leurs études les étudiants en DEUG scientifiques sont dans les sitauations suivantes

Ont obtenu leur diplôme

33,4%
75%

Font une troisième année

41,7%

se sont réorientés

16,9%
25%

ont arrété leurs études

18,2%
Source DPD Panel des bacheliers 1996