L'ouverture internationale

 Voir le construction de l'espace européen= décret de création du mastaire
L'accueil d'étudiants étrangers en France relève d'une longue tradition (c'est le pays d'Europe où les effectifs et la proportion d'étudiants étrangers sont les plus importants). Au cours des vingt dernières années, cet accueil s'est diversifié au-delà des pays francophones sous l'impulsion de programmes de coopération scientifique ouverts à l'Asie et à l'Amérique Latine (Programme prioritaire lancé en 1976).

A la même époque, un intérêt nouveau a été porté à l'envoi d'élèves à l'étranger. Ce mouvement, qui touchait essentiellement les États-Unis, s'est progressivement réorientée en direction de l'Europe, sous l'influence des programmes communautaires d'éducation (Erasmus, Comett fondus dans Socrates).

Les langues étrangères

Les entreprises ont réclamé depuis longtemps des élèves parlant correctement l'anglais et le cas échéant d'autres langues. Ce vœu est maintenant largement exaucé et le niveau moyen des diplômés est jugé satisfaisant. Il est courant d'étudier deux langues vivantes, avec un choix ouvert au japonais, russe ou chinois.

Beaucoup de possibilités d'études à l'étranger

La quasi totalité des établissements français intègre dans son cursus des possibilités pour les élèves de séjours à l'étranger (essentiellement Europe, Canada, États-Unis), allant du stage de quelques mois à des formations d'une année complète, voire plus longues et diplômantes (accords avec des Universités américaines et européennes permettant d'obtenir un double-diplôme).

La proportion d'élèves concernés par de tels programmes oscille de 10% à 40% dans une majorité d'écoles, mais atteint des niveaux beaucoup plus élevés dans certains établissements. Citons par exemple :

Le pourquoi d'une ouverture internationale

Si le mouvement d'ouverture vers l'étranger a été pour l'essentiel le fruit de décisions propres des directeurs d'écoles, avec un appui des élèves, il répond au sentiment qu'une expérience à l'étranger représentera demain un atout crucial pour la conduite d'une carrière, que ce soit sous l'angle linguistique ou culturel.

Les entreprises expriment un point de vue plus nuancé sur le sujet. Si la maîtrise de l'anglais, ou parfois d'autres langues, est reconnue comme nécessaire, il n' y a pas positivement de demande forte - quantitativement - d'ingénieurs internationaux. Les besoins sont souvent dépendants d'opportunités variables dans le temps comme l'ouverture en 1994-95 du marché chinois.

Les réseaux

Dans le contexte actuel - aide apportée aux établissements et non aux étudiants - il est intéressant de s'appuyer sur un réseau d'établissements de plusieurs pays, ayant précisément discuté des conditions des échanges:

Les étudiants étrangers

La présence d'étudiants étrangers dans les établissements français est variable :

  • les formations initiales conduisant au diplôme d'ingénieur accueillent encore un faible nombre d'étudiants étrangers, de l'ordre de 5% en moyenne (proportion susceptible d'atteindre 10% dans certains établissements) ; cela s'explique par les procédures de sélection assez restrictives à l'entrée des écoles françaises.
  • dans les formations de spécialisation (Écoles de spécialisation, Mastères spécialisés), la proportion d'étudiants étrangers devient importante, de l'ordre de 25-30% en moyenne (dans certaines formations, elle peut atteindre 50%);
  • les formations doctorales (DEA et thèse) comptent de l'ordre de 30% d'étudiants étrangers en moyenne (jusqu'à 50% dans certaines écoles).

les admissions normales d'étrangers

Un certain nombre d'écoles, ayant une action volontariste d'accueil d'étudiants étrangers, ont mis en place des programmes spécifiques d'accueil. La plupart de ces programmes impliquent une adaptation des cursus.

  • premier cycle européen EURINSA
    Mis en oeuvre par les quatre INSA, il accueille des étudiants de 30 pays européens, une centaine par an, dont 1/3 d'étudiants français. Il est caractérisé par sa dimension européenne avec la pratique de trois langues dont le français. Il permet après 2 ans de poursuivre la formation dans une INSA jusqu'au diplôme ou dans un autre établissement européen partenaire.
  • programme n+1 des écoles de la CDEFI avec la Grande-Bretagne
    Ce programme, qui démarre en 1998, propose une formation d'un an adaptée à des étudiants britanniques en fin de BEng ou de Bsc. Il comprend un semestre sur mesure de cours scientifiques et culturels en français, 6 à 7 semestres de projet en entreprise sous contrôle d'un enseignant et un semestre normal en 2ème année au milieu d'élèves français. Après un retour obligatoire dans leur université d'origine pour l'obtention du MEng, les élèves britanniques peuvent, sous certaines conditions, avoir la possibilité de revenir en 3ème année normale d'une Grande École et obtenir ainsi le diplôme d'ingénieur français.

Renseignements: CDEFI - Secrétariat permanent - ENSAM - 151 Bd de l'Hôpital - 75013 Paris - Tél.: 01 44 24 64 48 - Fax: 01 44 24 64 51 - M. Michel COLSENET

Les doubles-diplômes

Il s'agit de la possibilité ouverte à des élèves d'obtenir après un cursus aménagé, et souvent un allongement des études, d'obtenir
  • le diplôme d eleur école d'origine
  • le diplôme d'une université technique étangère