Quel bagage technique pour les ingénieurs?

Même si tout nous conduit à reconnaître l’ingénieur essentiellement comme un homme de méthode pour l'approche et la traitement de problèmes et de mise en forme de solutions (problem-solving) , il est difficile de laisser de côté son savoir, ou au moins celui qu’il a acquis, qui le rend apte à s’adapter à toute situation nouvelle. En d’autres termes l’ingénieur est un homme qui possède un bagage de savoir et de savoirs-faire, et
la maîtrise d’outils, sur lequel il fonde sa capacité à agir. L’ingénieur est reconnu au travers de cette connaissance qui lui apporte incidemment le respect.

Le bagage attendu du diplômé

Tout ingénieur diplômé est censé maîtriser à son entrée dans la vie active

Il est commun d’observer que ce bagage a tendance à s’alourdir au fil du temps, ce qui pose des problèmes difficiles d’allongement du temps d’étude, de limitation du champ couvert.

Le concept de fondamentaux

L’ensemble de ces attentes - qui renvoie à l’idée de fondamentaux incontournables et de matières plus spécialisées - est largement implicite, même si on peut trouver dans l’énoncé des programmes des écoles une enveloppe de fait de ce bagage. La généralisation des cours à option montre qu’une modulation individuelle est parfaitement admise, ce qui relativise déjà l’idée d’une nécessité absolue. Le dispositif des admissions sur titres, qui conduit à donner le même diplôme à des élèves ayant suivi des cursus parfois très différents est une autre démonstration de l’inanité d’un raisonnement détaillé sur les acquis.

Sur le degré de maîtrise

La question du niveau attendu du diplômé n’a de sens que par rapport à la nature et à la portée de
carences éventuelles. Quatre situations au moins se présentent

L’attente première de l’entreprise se situe au deuxième ou troisième niveau: soit la compétence
existe, soit elle est acquise à bref délai.

Toute la question se reporte en fait sur les deux cas extèmes

Toute la question est de savoir comment partager les profils plus adaptés, et donc plus technologiques , et les profils plus scientifiques.
come on l'observe en allemagne au trvers du recours partagé entre les formations d’orientations technologiques (les FH
allemandes pour fixer les idées) et les formations d’orientation scientifique (les universités
techniques). Il n’est pas anodin d’observer que plus des 2/3 des ingénieurs allemands sont formés selon le
premier mode, et qu’à aucun moment l’industrie allemande ne s’est plainte de carences ou de lacunes
significatives.