Références et orientations 99

La nouvelle formulation de la
doctrine de la CTI

Ce document, représente la mise à jour d'une première version élaborée en 1995, conduite en 1997, puis reprise en 1999 sous la responsabilité de, Louis CASTEX, Président à cette date de la CTI, avec la participation des membres des groupes de travail Références et Orientations, Habilitations périodiques et nouvelles habilitations,Validation des acquis professionnels, Formation Continue et Relations Internationales.

Tous les orignaux des documents reproduits sont accessibles sur le site http://www.commission-cti.fr



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  1. Les Membres et les experts de la CTI
  2. Lexique
  3. Liste des spécialités
  4. Ecoles et formations d'ingénieurs, flux de diplômés en 1997
  5. Textes

Avant-Propos

Notre environnement social, économique et industriel évolue très rapidement en cette fin de siècle propice aux remises en cause et aux questionnements. Les formations d'ingénieur, socle de la formation de nos élites techniques en France, n'échappent pas à ces changements.

Une large diversité s'installe. D'une part, dans les modes de formation qui peuvent être par la voie initiale en 2, 3, 4 ou 5 ans suivant le niveau d'accès ; par la voie continue ; par la voie de l'apprentissage. D'autre part, les cadres de formation sont variés : écoles publiques sous tutelles ministérielles diverses, universités, écoles privées, structures partenariales, échanges avec l'étranger, …

On se rend inévitablement compte, qu'à terme, cette diversité imposera d'évoluer et de vérifier les compétences des jeunes diplômés sans trop s'attacher aux modes ou lieux de formation. Cette approche radicalement nouvelle nécessitera d'être prudentes. L'habilitation périodique, dont on est à mi-parcours du premier cycle de six ans, permettra de dresser un état des lieux sur les formations françaises.

Par ailleurs une définition des champs de compétences, suivant le profil d'ingénieur, n'est pas simple. Des échanges avec nos collègues européens et américains du nord nous permettent de mieux comprendre les diverses approches.

Ce serait peut être une voie intéressante pour enfin, via les appréciations des compétences, valider les acquis professionnels des techniciens engagés dans la vie professionnelle et qui souhaitent devenir ingénieurs.

De tels changements, pour une commission âgée de 65 ans nécessitent des ménagements ; nul doute qu'elle saura évaluer au fur et à mesure du renouvellement de ses membres source d'éternelle jouvence.

Actuellement nous poursuivons le tour de France des formations en améliorant nos modes d'évaluation et en affinant les critères d'appréciation.

Les habilitations sont le plus souvent de six ans, durée maximale prévue ; mais quelquefois elles sont réduites à trois voire deux ou un an. Nous constatons que des dérives ou des conservations excessifs s'écartaient largement de nos "Références et Orientations". Ce document n'est pas une Vérité mais un positionnement gage de clarté et d'objectivité de nos décisions ou avis.

Il nous reste à améliorer les échanges avec les formations qui reçoivent de façon parfois un peu abrupte nos positions ; un dialogue va s'installer quand il y a problème et ainsi aider aux échanges. Ces efforts dans un certain sens de qualité a quand même de fortes limites : celles d'une commission de bénévoles, sans murs et sans moyens financiers.

Nous avons cependant la volonté d'oeuvrer du mieux possible pour maintenir la qualité de nos formations, leur diversité et faciliter le placement de nos jeunes ingénieurs à l'international. Une récente convention signée avec le Canada (21 octobre 1999) facilite désormais les échanges internationaux. D'autres accords doivent suivre.

Il est essentiel que les formations d'ingénieurs soient toujours les plus attractives pour les jeunes à la recherche d'une orientation professionnelle. La vitalité de notre économie en dépend.

Louis CASTEX

revu le: 15/12/99.