Le classement des "Mines"


Le classement dit des Mines apparaît comme un contre-feu à m'apprche développée par le classement de Shanghai/ le principe de base est de prendre en compte la réussite profssionnelle des diplômés…

1. Le choix du critère de classement

Pour mesurer la qualité des formations délivrées par les établissements d’enseignement supérieur, différents critères peuvent être envisagés :

  • -  le salaire et les délais d’embauche des diplômés seraient probablement les données les plus pertinentes pour mesurer la qualité à court terme des formations évaluées par les employeurs; cependant les données correspondantes, quand elles existent (ce qui est rare hors MBA), sont essentiellement déclaratives ; de plus, les différents coûts de la vie, d’un pays à l’autre, introduisent un biais important dans le classement ;

  • -  les postes de direction occupés par les diplômés seraient aussi une donnée intéressante pour mesurer la qualité du parcours des anciens élèves ; cependant la définition d’un dirigeant peut être variable d’une entreprise à une autre ; de plus, comparer le Directeur d’une PME au Directeur Général d’un grand groupe international peut poser quelques problèmes de cohérence ;

  • -  les créations d’entreprise par les anciens élèves seraient aussi un critère pertinent à prendre en compte, mais là encore, les données au plan mondial sont inexistantes, et les réalisations (entreprises créées) difficiles à comparer.

    Nous avons donc choisi de retenir un critère simple, non déclaratif et vérifiable :

    le nombre d’anciens élèves occupant le poste de n°1 exécutif (Chief Executive Officer ou équivalent) dans une des 500 plus grandes entreprises internationales, à la date et avec les éléments (entreprises et dirigeants) du classement « Fortune Global 500 » établi par le magazine Fortune en 2007 à partir du chiffre d’affaires publié par les entreprises mondiales.

    Ce critère se veut être l’équivalent au niveau des entreprises du critère « anciens élèves ayant obtenu le Prix Nobel ou la médaille Fields » utilisé par le classement de l’Université Jiaotong à Shanghaï, les nombres d’anciens concernés étant du même ordre de grandeur. Mais à la différence du classement de Shanghaï, ce critère permet de mettre l’accent sur les performances des formations délivrées dans les établissements d’enseignement supérieur, plutôt que sur les performances de recherche de ces établissements.

 

2. La méthodologie de classement

Le parcours académique diplômant dans l’enseignement supérieur des «n°1 exécutif » (par la suite désigné par le terme « dirigeant ») a été reconstitué et, pour chacun, un point a été réparti entre les différents établissements ayant participé à sa formation supérieure.

A titre d’exemple, le dirigeant de Wal-Mart Stores, H. Lee Jr. SCOTT, est diplômé de la seule Pittsburg State Univ. ; 1 point est donc donné à Pittsburg State Univ.

En revanche, le dirigeant de General Motors, G. Richard Jr. WAGONER, est à la fois diplômé de Duke Univ. et de Harvard Univ. ; 1⁄2 point est ainsi donné à Duke Univ. et 1⁄2 point à Harvard Univ.

Quand il n’a pas été possible d’identifier tout ou partie des établissements de formation d’un dirigeant, les points correspondants n’ont pas été attribués.

Marcel ROHNER, dirigeant d’UBS, a obtenu ses diplômes de Bachelor et de Master dans des établissements non connus avant d’avoir un PhD à l’Univ. Zurich ; il ne donne ainsi que 1/3 de point à l’Univ. Zurich ; les 2/3 de point restant ne sont pas attribués.

Les points fournis à chaque établissement par l’ensemble des 500 dirigeants sont ensuite cumulés, ce qui permet de classer l’ensemble des établissements ayant participé à la formation diplômante d’un ou de plusieurs dirigeants des 500 entreprises du Fortune Global 500.

La Korea Univ. obtient 1 point 1⁄2 grâce d’une part au dirigeant de Samsung, Lee Sang Dae (1 point) et d’autre part au dirigeant de SK, Tae-Won CHEY (1⁄2 point).

Enfin, pour améliorer la lisibilité du résultat, et de même que pour le classement de Shanghaï, le facteur 100 est affecté à l’établissement ayant obtenu le plus grand nombre de points, celui des autres établissements étant défini en pourcentage de cette meilleure performance.

 

3) Cette année, la Tokyo Univ. obtient le meilleur total de points avec 16 points 2/3 ; le facteur 100 est affecté à la Tokyo Univ.

La Univ. Arizona obtient 2 points ; il lui est affecté le facteur « 2 divisé par 16 2/3 multiplié par 100 » soit 12 (exprimé en %). De même, la Univ. Alaska a formé seule Tom ALBANESE, dirigeant de Rio Tinto Group ; elle a donc 1 point, soit un facteur de 6.

Remarque : La transformation « points – facteur » ne change en rien l’ordre du classement des établissements puisque 1 point équivaut à un facteur de 6.

3. L’analyse des résultats

Pour le classement 2008, nous avons pu obtenir des informations sur le parcours dans l’enseignement supérieur de 458 des 500 dirigeants des entreprises du Fortune Global 500. Pour les 42 autres (soit 8,4 % de l’effectif), il n’a été possible de reconstituer aucun élément du parcours académique. Les résultats de cette reconstitution de parcours figurent in extenso au paragraphe 6.

Même si un effort de collecte d’information particulièrement important a été fait cette année en direction de l’Asie, ce sont encore surtout les parcours de plusieurs dirigeants d’entreprises européennes et asiatiques qui n’ont pu être reconstitués (voir tableau 1) ; ceci a certainement pu jouer en défaveur des établissements d’enseignement supérieur asiatiques et européens.

Tableau 1 : Répartition par zone géographique des dirigeants pour lesquels les parcours de formation supérieure n’ont pas été identifiés

Zone géographique

Nombre de dirigeants

Amériques

6

Europe

22

Asie - Pacifique

14

4

Cette méthodologie a permis de noter 350 établissements d’enseignement supérieur (puisque de nombreux établissements ont participé à la formation de plusieurs dirigeants). La liste de ces 350 établissements figure in extenso au paragraphe 7 de cette étude.

Il peut être utile de regarder les résultats (paragraphe 7) par groupe car, pour un établissement, la formation même partielle d’un dirigeant en plus ou en moins peut avoir un impact très fort sur son rang. Le tableau 2 présente ainsi la répartition des établissements par « nombre équivalent » de dirigeants formés2.

Remarque : La notion même de classement perd de son sens au-delà du 60ème rang, puisqu’alors les établissements ont formé moins de l’équivalent de 2 dirigeants.


revu le: 30/09/2011.